L’activiste et fondateur d’une école privée de Conakry, Bella Bah, a été déféré ce jeudi 13 août au parquet du tribunal de première instance de Dixinn, puis placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Conakry. Son procès s’ouvrira le lundi 17 août, selon des informations recueillies auprès de ses avocats.
Bella Bah avait été interpellé dans la soirée du samedi 8 août, dans l’enceinte de son établissement scolaire, par des hommes en tenue. Pendant plusieurs jours, ses proches sont restés sans nouvelles de lui, aucune communication officielle n’ayant été faite sur les motifs de son arrestation ni sur le lieu où il était retenu.
Son interpellation est intervenue quelques heures après la publication, sur sa page Facebook, d’un message dans lequel il visait Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry. Il le traitait de « malhonnête » et de « manipulateur », l’accusant d’être la caution morale de l’injustice subie par les Guinéens et l’exhortant à se taire. Il ajoutait remercier Dieu que le CNRD ait permis, selon ses mots, de « connaître » les visages des gens. La publication, rapidement supprimée, avait suscité une vive polémique.
Mardi 11 août, le religieux a pris la parole dans une déclaration vidéo pour annoncer qu’il pardonnait à l’activiste et pour demander aux autorités de le libérer, disant le considérer comme son propre fils.
Bella Bah est poursuivi pour injure et diffamation, en lien avec les propos tenus dans sa publication visant l’imam de la mosquée Fayçal. Les prochaines audiences, à partir de lundi, devraient permettre de préciser les faits qui lui sont reprochés et les suites judiciaires réservées à cette affaire.
Par Madiba








