Quelques heures après l’annonce de l’interpellation de l’activiste Bella Bah à Conakry, les réactions s’enchaînent au sein de la société civile. Ibrahima Diallo, responsable des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), mouvement dissous par les autorités, est sorti de son silence pour condamner fermement ce qu’il qualifie d’« arrestation extrajudiciaire ».
C’est à travers un message publié directement sur sa page Facebook qu’Ibrahima Diallo a tenu à exprimer sa vive indignation face à l’arrestation de l’activiste Bella Bah, survenue ce samedi dans la capitale guinéenne.
Pour le responsable du FNDC (organisation dont la dissolution administrative prononcée par le gouvernement demeure contestée par ses membres), les conditions dans lesquelles Bella Bah a été interpellé violent de plein fouet les textes de loi républicains : « Toute interpellation effectuée en dehors des règles établies par le Code pénal et le Code de procédure pénale ne constitue rien d’autre qu’un kidnapping suivi d’une séquestration », a-t-il fustigé, dénonçant le non-respect des procédures judiciaires en vigueur.
L’acteur de la société civile a directement interpellé la justice guinéenne afin que les droits élémentaires du mis en cause soient garantis : « J’invite le Procureur de la République compétent à faire respecter ses droits fondamentaux, notamment celui d’être informé des charges retenues contre lui, ainsi que son droit d’entrer en contact avec sa famille et son avocat », réclame-t-il dans son post.
Pour conclure, Ibrahima Diallo a lancé une mise en garde solennelle face au risque de glissement vers l’arbitraire, affirmant sur son réseau social que « la Guinée doit demeurer un État de droit et non une jungle. »
Cette sortie intervient dans un climat marqué par de fortes inquiétudes sur le respect des libertés publiques, alors qu’aucune précision officielle sur les raisons et le lieu de détention de Bella Bah n’a pour l’instant été communiquée.
Par Madiba Kaba








