La Compagnie du TransGuinéen (CTG) a marqué son quatrième anniversaire lors d’une cérémonie réunissant les principaux acteurs du projet Simandou. Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, y a présenté le mégaprojet minier comme le principal levier de transformation économique du pays.
Dans son intervention, le responsable a insisté sur la dimension symbolique autant qu’économique du chantier. Il a résumé sa vision par une formule frappante, assurant que chaque tonne de minerai extrait de Simandou pose une pierre dans la construction de l’avenir commun du pays.
Au-delà de la formule, le discours a surtout porté sur la portée structurante des infrastructures en cours de réalisation. Selon Djiba Diakité, les chantiers ferroviaires, portuaires et miniers associés à Simandou dépassent la seule logique d’extraction : ils doivent, selon lui, permettre une diversification progressive de l’économie guinéenne, ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi et améliorer les conditions de vie des populations sur le long terme.
Quatre ans après sa création, la CTG reste chargée de piloter la réalisation des infrastructures partagées entre les différents opérateurs du projet. L’entreprise est présentée par les autorités comme l’un des instruments centraux de la stratégie de développement économique portée par le pouvoir guinéen, dans la continuité du programme Simandou 2040.
Cette célébration intervient alors que le projet est entré dans sa phase de production, plusieurs mois après le lancement officiel des premières exportations de minerai de fer. Elle illustre la volonté des autorités de maintenir la mobilisation autour d’un chantier considéré comme la pièce maîtresse de leur politique économique, à un moment où l’attention se déplace progressivement de la phase de construction vers celle de l’exploitation et de ses retombées concrètes pour la population.
Par Madiba Kaba








