Les six candidats impliqués dans l’affaire de fraude au baccalauréat unique à Kindia ont obtenu une décision plus clémente en appel. Ce lundi 27 juillet 2026, la Cour d’appel de Conakry a ordonné leur remise en liberté après avoir revu la peine prononcée en première instance.
Les juges ont toutefois retenu leur responsabilité dans les faits de fraude. Au lieu de la peine d’un mois d’emprisonnement qui leur avait été infligée par le Tribunal de première instance de Kindia, la Cour a opté pour une sanction financière de 300 000 francs guinéens à payer par chacun des élèves.
Cette affaire avait éclaté au début des épreuves du baccalauréat 2026, lorsque les candidats avaient été mis en cause pour l’utilisation de documents prohibés pendant les examens. Leur condamnation à la prison avait suscité de nombreuses réactions, notamment après le décès en détention de Mamadou Djouma Bah, l’un des six élèves poursuivis.
En réformant la peine tout en maintenant la condamnation, la Cour d’appel clôt un dossier qui a profondément marqué l’opinion publique et relancé les débats sur la réponse judiciaire en matière de fraude aux examens nationaux.
Par Madiba Kaba








