Intervenant dans l’émission « Parlons Vrai » sur IBM Soul TV ce mercredi 22 juillet, la présidente de la Fédération Guinéenne des Parents d’Élèves et Amis de l’École (FEGUIPAE), Mme Camara Adama Sow, a réagi au décès de Mamadou Diouma Bah, candidat au baccalauréat condamné pour fraude lors des examens nationaux à Kindia.
Visiblement émue, elle a exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition, estimant qu’aucun enfant ne devrait perdre la vie en détention.
« Personne ne doit mourir en détention. C’est un enfant qui est parti avec beaucoup de rêves et des parents qui comptaient sur lui », a-t-elle déclaré.
Tout en rappelant que les textes réglementant les examens prévoient des sanctions contre les candidats impliqués dans des cas de fraude, la présidente de la FEGUIPAE considère que l’élimination d’un candidat de la session d’examen constitue déjà une sanction suffisamment lourde.
« La place d’un élève n’est pas en prison.
Après la maison, sa place est à l’école, son lieu d’apprentissage », a-t-elle affirmé, dénonçant les conséquences psychologiques que peut engendrer l’incarcération d’un jeune élève.
Mme Camara Adama Sow a également révélé que la FEGUIPAE n’avait pas été informée de la détention des élèves concernés avant la médiatisation de l’affaire.
Après avoir appris le décès de Mamadou Diouma Bah, elle indique avoir pris contact avec les coordinations régionales, préfectorales et communales des associations de parents d’élèves de Kindia afin de présenter les condoléances à la famille du défunt et de suivre l’évolution du dossier.
Au cours de l’émission, elle a appelé à une réflexion plus large sur les circonstances ayant conduit à cette situation, estimant que la lutte contre la fraude doit également permettre d’identifier les failles qui favorisent ces pratiques dans les centres d’examen.
La présidente de la FEGUIPAE a par ailleurs plaidé pour la libération des autres élèves toujours détenus dans le cadre de cette affaire.
« Ils ont déjà été éliminés des examens. Nous demandons leur libération », a-t-elle insisté.
Alors que l’émotion reste vive après le décès de Mamadou Diouma Bah, cette affaire continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique et relance le débat sur la proportionnalité des sanctions appliquées aux candidats impliqués dans des cas de fraude scolaire.
Par Madiba Kaba








