Profitant de la tenue du 69ᵉ Sommet de la CEDEAO à Freetown, en Sierra Leone, le mouvement citoyen Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) a remis, ce jeudi 16 juillet 2026, un mémorandum à la représentation de l’organisation sous-régionale pour attirer l’attention sur la question des disparitions forcées en Guinée.
Dans ce document adressé aux chefs d’État ouest-africains, l’organisation fait état de plusieurs cas de personnes portées disparues et dénonce ce qu’elle considère comme une dégradation de la situation des droits humains dans le pays. TLP-Guinée affirme avoir recensé plus d’une trentaine de cas, parmi lesquels figurent des mineurs, une femme et des personnes âgées.
Le mouvement rappelle également les cas d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Menguè, et de Mamadou Billo Bah, deux figures de la société civile disparues depuis juillet 2024. Deux ans après leur enlèvement présumé, leurs proches continuent de réclamer des informations sur leur sort.
Selon les responsables de TLP-Guinée, l’absence d’avancées dans plusieurs dossiers nourrit les inquiétudes des familles concernées et des organisations engagées dans la défense des droits humains. Ils regrettent également le manque de dialogue autour de cette question qu’ils jugent préoccupante.
À travers son mémorandum, le mouvement appelle la CEDEAO à se saisir du dossier et à engager des démarches auprès des autorités guinéennes afin que toute la lumière soit faite sur les cas signalés. Il demande notamment l’ouverture d’enquêtes crédibles et la mise en place de mécanismes permettant de protéger les acteurs de la société civile et les journalistes exposés à des risques.
Par cette initiative, TLP-Guinée entend faire entendre la voix des familles toujours dans l’attente de réponses et placer la question des disparitions forcées parmi les sujets de préoccupation des dirigeants de la sous-région réunis à Freetown.

Par Madiba Kaba








