Au Palais du Peuple de Conakry, l’émotion était au rendez-vous ce dimanche. La Guinée a rendu un dernier hommage à Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame et épouse du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré, décédée à l’âge de 93 ans.
Avant son dernier voyage vers sa demeure familiale à la Case Belle-Vue, la Nation s’est réunie pour saluer la mémoire d’une femme dont le parcours reste intimement lié aux premières années de la Guinée indépendante.
Dans une salle marquée par le recueillement, plusieurs personnalités de l’État, responsables politiques, membres de la famille et citoyens anonymes ont pris part au symposium national organisé en son honneur. Les témoignages ont retracé le parcours d’une femme ayant vécu les grandes transformations de la Guinée, de la période coloniale à l’accession à l’indépendance, puis aux différentes étapes de l’histoire nationale.
Prenant la parole au nom du gouvernement, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté Hadja Andrée Touré comme une « mémoire vivante » de la République. Il a salué son parcours et son rôle dans l’histoire du pays, estimant que sa disparition constitue une perte pour toute la Nation.
Au-delà de l’hommage à l’ancienne Première dame, la cérémonie a également porté un message d’unité. Le chef du gouvernement a rappelé l’importance de préserver la mémoire collective et de dépasser les divisions du passé pour construire une Guinée plus réconciliée.
« Chaque génération doit assumer son histoire pour mieux préparer l’avenir », a été l’un des messages forts de cette cérémonie, placée sous le signe du souvenir et du rassemblement.
La reconnaissance nationale s’est aussi traduite par une distinction honorifique. À titre posthume, Hadja Andrée Touré a été élevée au grade de Commandeur dans l’Ordre National du Colatier, en hommage à son parcours et aux valeurs de paix, de résilience et de cohésion sociale qui lui sont associées.
Avec cette cérémonie, la Guinée a refermé une page importante de son histoire tout en rendant hommage à une femme dont le nom restera associé aux premiers moments de la République.
Par Madiba Kaba








