Le Directeur général du Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ), Abdourahmane Baldé, a partagé ce jeudi un témoignage personnel sur les discriminations liées aux origines sociales.
Dans une publication sur sa page Facebook, il revient sur son enfance et son amitié avec un camarade issu des Roundés (Maccubhé). Les deux enfants, dit-il, ont grandi dans les mêmes conditions, partageant les mêmes difficultés et les mêmes espoirs.
« Nous avons grandi ensemble. Nous avons connu la même pauvreté. Nous n’avions même pas de quoi entrer dans un vidéoclub. Nous partagions le même pain, les mêmes rêves et les mêmes souffrances », écrit-il.
Avec le temps, Abdourahamane Baldé explique avoir compris qu’une seule chose distinguait son ami et lui : leur naissance.
Il évoque également la contribution des familles Roundés à la construction de la grande mosquée de Tounkourouma pendant près de vingt ans, tout en regrettant qu’elles restent encore écartées, selon lui, de certaines responsabilités religieuses et sociales dans plusieurs localités.
À travers ce témoignage, le DG du FONIJ invite à une réflexion sur la dignité humaine et la nécessité de dépasser les considérations liées à l’origine sociale.
« La vraie noblesse ne se transmet pas par le sang. Elle se démontre par la justice, l’humilité et le respect de la dignité humaine », affirme-t-il.
Abdourahmane Baldé appelle ainsi à tirer les leçons du passé pour construire une société plus juste et plus fraternelle.
Par Madiba Kaba








