Le huitième de finale de la Coupe du monde entre la France et le Paraguay, disputé le samedi 4 juillet, a basculé du terrain de sport à la scène diplomatique. Si les Bleus ont décroché leur qualification sur le score de 1 à 0, l’après-match a été lourdement entaché par les déclarations de Celeste Amarilla. Sur ses plateformes numériques, la parlementaire paraguayenne a violemment pris pour cible Kylian Mbappé, le traitant d’« abruti » avant de basculer dans l’injure raciste en le qualifiant de « Camerounais issu de la colonisation » cherchant à « passer pour un Français ».
Cette sortie outrancière a immédiatement déclenché une immense vague de solidarité internationale envers le capitaine de l’équipe de France. L’affaire a rapidement pris une tournure d’État puisque l’Élysée a confirmé ce lundi à l’AFP que le président de la République, Emmanuel Macron, avait personnellement contacté l’attaquant du Real Madrid pour lui témoigner le soutien indéfectible de la nation face à cette infamie.
Face à la gravité de ces attaques, Kylian Mbappé a choisi de répliquer publiquement et sans détour sur son compte X.
S’adressant nommément à son agresseuse, le leader des Bleus a dénoncé une « femme méprisable et indigne de sa fonction », affirmant qu’elle insultait avant tout l’image de sa propre patrie. Selon lui, cette attitude efface injustement le parcours héroïque des footballeurs paraguayens durant le tournoi pour n’afficher aux yeux du monde que le visage de l’incompétence et de la haine.
Déterminé à faire de cet incident un exemple, le joueur a réaffirmé qu’il s’opposerait systématiquement à ceux qui tentent de propager le racisme à l’échelle internationale.
Par Madiba Kaba








