Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a adressé un message de fermeté aux nouveaux exécutifs communaux installés à travers le pays.
Ibrahima Kalil Condé a prévenu que l’État n’exclut pas le recours aux délégations spéciales en cas de graves défaillances dans la gestion des collectivités locales.
À l’issue du processus d’installation des nouvelles autorités communales, le chef du département a rappelé que les élus locaux ont désormais la responsabilité de répondre aux attentes des populations tout en respectant les principes de bonne gouvernance.
Selon lui, le retour à des exécutifs issus des urnes constitue une étape importante pour la consolidation de la décentralisation. Cependant, cette confiance accordée aux élus doit s’accompagner d’une gestion rigoureuse des affaires publiques et d’un engagement constant en faveur de l’intérêt général.
Ibrahima Kalil Condé a souligné que l’État dispose de mécanismes prévus par la loi pour faire face à d’éventuels dysfonctionnements au sein des collectivités. À ce titre, il a rappelé que les délégations spéciales demeurent un recours légal pouvant être utilisé lorsque les circonstances l’exigent.
Le ministre a également invité les maires et leurs équipes à privilégier le dialogue, la transparence et le travail au service des citoyens. Pour lui, la réussite de cette nouvelle étape dépendra de la capacité des élus à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations.
Alors que les attentes sont nombreuses dans les communes, notamment en matière d’assainissement, d’infrastructures et de services publics de proximité, les nouveaux exécutifs sont désormais attendus sur le terrain. Le gouvernement assure pour sa part qu’il veillera au respect des règles de gestion et au bon fonctionnement des collectivités locales.
Par Madiba Kaba








