La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi 1er juillet 2026 dans une affaire de mauvaise gestion présumée au sein de l’hôpital Jean Paul II. La décision concerne plusieurs responsables impliqués dans ce dossier financier.
Au terme des débats, l’ancien directeur général de l’établissement a été reconnu coupable de plusieurs infractions économiques, dont la corruption, l’enrichissement illicite ainsi que la falsification de documents administratifs. Le tribunal a estimé que les faits reprochés étaient suffisamment établis pour engager sa responsabilité pénale.
Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 50 millions de francs guinéens.
Dans la même affaire, un fournisseur de l’hôpital a également été fixé sur son sort. Déclaré coupable de détournement de fonds publics et d’enrichissement illicite, il écope d’une peine de deux ans de prison, dont une partie avec sursis, ainsi que d’une amende de 20 millions de francs guinéens.
Un troisième accusé, un agent comptable toujours recherché, est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation liés à la gestion des finances publiques. Il n’était pas présent lors du prononcé du jugement.
Sur le plan civil, la juridiction a ordonné d’importantes réparations financières en faveur de l’État guinéen. Les condamnés devront rembourser plusieurs milliards de francs guinéens, en plus de la confiscation de leurs biens.
Ce verdict s’inscrit dans la continuité des actions de la CRIEF visant à lutter contre les infractions économiques et à renforcer la transparence dans la gestion des services publics.
Par Madiba Kaba








