Invité de l’émission Parlons Vrai sur IBM Soul TV ce lundi 29 juin 2026, le secrétaire général tout fraîchement élu du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) pour un mandat de cinq ans, Sékou Jamal Pendessa, a estimé que le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, devrait désormais passer le relais après plusieurs années à la tête de l’institution.
Au cours de l’entretien, le leader syndical a dressé un bilan critique de la gestion de la HAC, qu’il accuse d’avoir contribué à fragiliser la liberté de la presse en Guinée à travers certaines décisions contestées par les organisations professionnelles des médias.
« Sa gestion à la tête de la HAC a contribué beaucoup à fragiliser la liberté de la presse. Beaucoup de décisions que nous avons critiquées. Nous sommes même allés jusqu’à prouver l’illégalité de certaines de ces décisions », a déclaré Sékou Jamal Pendessa.
Malgré ces critiques, le responsable du SPPG a tenu à reconnaître les services rendus par Boubacar Yacine Diallo à la nation et au secteur médiatique. Il estime toutefois que les défis actuels exigent un nouveau souffle à la tête de l’organe de régulation.
« On doit l’aider à se reposer maintenant. Il a beaucoup servi la nation. Les défis qui sont là à relever sont tellement grands qu’il faut avoir de l’énergie pour pouvoir les relever », a-t-il affirmé.
Selon Sékou Jamal Pendessa, l’actuel président de la HAC pourrait continuer à mettre son expérience au service de l’institution en qualité de conseiller, sans nécessairement occuper les responsabilités exécutives qu’implique la présidence de l’organe.
« À mon avis, il n’a plus l’énergie nécessaire. Il peut être un bon conseiller. Celui qui viendra à la HAC pourra toujours le consulter », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la Guinée continue de reculer dans les classements internationaux sur la liberté de la presse. Dans son édition 2026, Reporters sans frontières (RSF) classe le pays à la 111ᵉ place sur 180, soit un recul de huit rangs en un an, un signal jugé préoccupant pour l’avenir du paysage médiatique guinéen.
Par Madiba Kaba








