Depuis la France, où il séjourne actuellement, le directeur général du quotidien Horoya, Ibrahima Koné, a rendu hommage à deux figures marquantes de la presse guinéenne récemment disparues : Amirou Barry et Diallo Souleymane.
Évoquant le parcours d’Amirou Barry, il a rappelé que celui-ci a travaillé pour plusieurs médias de renom, notamment comme correspondant de la BBC et de l’AFP, avant de servir à l’Agence guinéenne de presse (AGP) puis au sein du Groupe Vision 2000. Selon Ibrahima Koné, le journaliste a marqué de nombreuses générations par son professionnalisme et son engagement dans la formation des jeunes reporters.
Il a également raconté qu’au moment où Amirou Barry envisageait de se retirer de la vie active, il lui avait proposé de poursuivre son activité au sein du Groupe Vision 2000 Communications. Une collaboration qui s’est poursuivie pendant plusieurs années, notamment dans les domaines de la correction et de l’encadrement rédactionnel.
Ibrahima Koné a confié qu’il considérait Amirou Barry comme un conseiller, rappelant que même après avoir quitté la rédaction, celui-ci continuait à suivre son parcours professionnel et à lui prodiguer des conseils.
Abordant ensuite la disparition de Diallo Souleymane, fondateur du Groupe de presse Le Lynx-La Lance, le directeur général d’Horoya a salué la mémoire d’un pionnier de la presse privée guinéenne. Il a souligné sa disponibilité envers les jeunes journalistes et son rôle dans l’accompagnement de plusieurs professionnels des médias.
Ibrahima Koné a également rappelé les combats qu’ils ont menés ensemble au sein des organisations professionnelles de presse, notamment à l’Union de la Presse Francophone (UPF). Il a salué l’implication constante de Diallo Souleymane dans la défense de la profession et son attachement à la transmission de l’expérience aux nouvelles générations.
Parmi les souvenirs marquants qu’il garde de lui figurent plusieurs missions effectuées ensemble dans le cadre des activités de l’UPF, mais aussi les moments difficiles traversés par le journaliste, notamment lors du décès de son fils.
Pour Ibrahima Koné, la disparition d’Amirou Barry et de Diallo Souleymane représente une grande perte pour le paysage médiatique guinéen. Il estime que ces deux hommes ont consacré leur vie au journalisme, à la formation des jeunes et à la promotion d’une presse professionnelle. Il a enfin présenté ses condoléances à leurs familles respectives ainsi qu’à l’ensemble de la corporation de la presse guinéenne.
Par Madiba Kaba








