Le Bloc Libéral (BL) est monté au créneau ce lundi 1er juin 2026 pour dénoncer ce qu’il considère comme de sérieuses irrégularités dans le déroulement du dépouillement des élections législatives et communales dans la préfecture de Yomou.
Dans un communiqué, le parti affirme avoir été informé par ses représentants locaux du transfert des urnes vers le chef-lieu préfectoral avant leur ouverture et leur dépouillement. Une pratique que le BL juge contraire aux dispositions du Code électoral, lesquelles prévoient que le dépouillement s’effectue publiquement dans chaque bureau de vote.
La formation politique indique également que les opérations de dépouillement et de centralisation des résultats se dérouleraient sans la participation effective des représentants des partis en compétition. Selon elle, cette situation soulève des interrogations sur la transparence du processus et la fiabilité des résultats qui en découleront.
Le Bloc Libéral évoque aussi des pressions exercées contre certains de ses délégués. Le parti cite notamment le cas d’Alphonse Guemou, présenté comme son représentant à Yomou, qui aurait été interpellé par les forces de sécurité alors qu’il suivait les opérations électorales. Le BL affirme par ailleurs que ses représentants n’ont pas pu déposer une plainte auprès des autorités judiciaires compétentes pour signaler les irrégularités constatées.
Face à ces événements, le président d’honneur du parti et tête de liste nationale, Dr Faya Lansana Millimouno, dit avoir échangé avec le Directeur préfectoral des élections de Yomou afin d’obtenir des explications sur la situation.
Le Bloc Libéral prévient qu’il entend utiliser toutes les voies de recours prévues par la loi pour faire valoir ses droits. Le parti appelle également les autorités électorales, administratives et sécuritaires à prendre les mesures nécessaires pour garantir la transparence du processus et préserver un climat apaisé dans la préfecture.
Par Madiba Kaba








