Le dossier judiciaire de Badra Koné continue de faire réagir. Alors que la chambre de jugement de la CRIEF avait ordonné sa mise en liberté sous conditions, le procureur spécial près cette juridiction, Alphonse Charles Wright, a exprimé son opposition à cette décision.
L’ancien président de la délégation spéciale de Matam est poursuivi dans une affaire présumée de détournement de plusieurs milliards de francs guinéens liés à la gestion de la commune. La juridiction avait conditionné sa libération au paiement d’une caution de deux milliards de francs guinéens, au dépôt de ses documents de voyage ainsi qu’à une interdiction de quitter le territoire national.
Mais pour le parquet spécial, ces mesures ne suffisent pas. Selon Charles Wright, la remise en liberté de Badra Koné pourrait avoir un impact sur la suite des investigations.
« Le procureur spécial s’oppose à sa mise en liberté. Sa liberté entraverait la manifestation de la vérité parce qu’il a procédé à la dissimulation même de ses biens », a déclaré le magistrat.
Le procureur estime également que le montant du cautionnement reste faible au regard des montants évoqués dans cette affaire. Cette opposition pourrait donc retarder la sortie de prison de l’ancien responsable communal.
Depuis plusieurs mois, la CRIEF multiplie les procédures visant d’anciens responsables administratifs et politiques dans le cadre de la lutte contre les crimes économiques et la corruption en Guinée.
Par Madiba Kaba








