Le Rotary Club Ratoma a procédé ce samedi au lancement officiel d’un projet d’envergure visant la réalisation de 100 forages dans des établissements scolaires à travers la Guinée. Une initiative qui ambitionne de répondre au déficit persistant d’accès à l’eau potable dans les écoles.
La cérémonie de lancement, organisée dans un hôtel de la capitale, a réuni des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et des représentants du secteur privé.
Prenant la parole, Serge Saar KEITA, responsable de l’organisation du projet, a souligné l’importance de cette action en faveur des élèves.
« L’accès à l’eau dans les écoles reste un défi majeur. À travers ce projet, nous voulons améliorer le quotidien des enfants et favoriser un cadre d’apprentissage plus sain », a-t-il expliqué.
D’après plusieurs rapports internationaux, dont ceux de l’UNICEF, une part importante des établissements scolaires en Guinée ne dispose toujours pas d’infrastructures d’eau potable, ce qui impacte directement la santé et la présence des élèves en classe.
Le projet bénéficie du soutien initial de la société Topaz, présentée comme principal partenaire financier, en attendant l’implication d’autres acteurs pour compléter le budget global. Celui-ci est estimé à plusieurs milliards de francs guinéens.
Prévu sur la période 2026-2028, le programme sera mis en œuvre progressivement en fonction des besoins identifiés sur le terrain. Le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation est associé au projet pour définir les établissements prioritaires.
En plus des forages, les écoles concernées recevront des équipements sanitaires complémentaires, notamment des latrines et des points de lavage des mains, afin de renforcer les mesures d’hygiène.
« L’objectif est d’apporter une solution complète, qui ne se limite pas uniquement à l’eau, mais qui prend en compte l’hygiène et la santé des élèves », a précisé un responsable du Rotary Club Ratoma.
En parallèle du lancement, une activité de mobilisation de fonds a été organisée, permettant de collecter des contributions supplémentaires auprès des participants.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de soutien au secteur éducatif et vise à améliorer durablement les conditions d’apprentissage dans plusieurs localités du pays.
Par Ibrahima Sory Touré








